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L’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) est indissociable d’une approche globale de la gestion des migrations qui vise à offrir la possibilité d’un retour et d’une réintégration en bon ordre et dans des conditions respectueuses de la dignité humaine à des migrants qui ne peuvent ou ne veulent pas rester dans le pays d’accueil et souhaitent retourner volontairement dans leur pays d’origine.

En tant qu’activité essentielle de l’OIM, les programmes AVRR offrent une aide vitale à des milliers de migrants qui, chaque année, rentrent au pays. S’appuyant sur l’expérience et sur un réseau mondial de bureaux et de partenaires, les programmes AVRR de l’OIM favorisent le dialogue et la coopération à l’échelle internationale dans le domaine de la gestion des migrations entre pays d’accueil et d’origine.

Les activités AVRR de l'OIM sont guidées par le Cadre relatif à l’aide au retour volontaire et à la réintégration. Le cadre présente une vision pour des retours volontaire dignes et pour une réintégration durable, 7 principes à respecter ainsi que 6 objectifs à atteindre. Ces principes et objectifs constituent le socle de l’engagement pris par l’OIM de faciliter des migrations sûres, ordonnées et responsables et de contribuer au bien-être socioéconomique des migrants, conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030, au Pacte mondial sur les migrations et au Cadre de gouvernance des migrations (MiGOF). 

L’approche de l’OIM de retour et de réintégration 
Au cours de ces dernières années, les flux migratoires irréguliers se sont multipliés en raison de la rareté croissante des possibilités de migration régulière et de l’absence de réponse aux facteurs de migration. Le nombre de migrants de retour dans leur pays d’origine s’est également accru, tout comme la diversité des acteurs impliqués dans la gestion des migrations et la complexité des défis.
Alors que certains migrants retournent dans leurs pays d’origine dans des contextes favorables et se réintègrent sans difficulté, beaucoup d’autres font face à des défis qu’ils ne peuvent surmonter seuls et ont besoin d’une assistance à la réintégration. Dans le même temps, les communautés, les régions et les pays de retour peuvent ne pas disposer des capacités nécessaires pour créer un environnement propice à une réintégration durable, en raison du manque d’infrastructures et de ressources locales.

Les notions de retour et de réintégration sont étroitement liées à celle de durabilité. « L’OIM soutient que la réintégration est durable lorsque les migrants de retour atteignent des niveaux d’autosuffisance économique, de stabilité sociale et de bien-être psychosocial au sein de leurs communautés, qui leur permettent de faire face aux facteurs de (ré)migration. Pour le migrant de retour qui atteint un tel niveau de réintégration, la migration devient une question de choix et non une nécessité ». Pour atteindre cet objectif, il faut une gestion globale de la réintégration des migrants, une évaluation et une maîtrise des facteurs susceptibles d’influer sur la réintégration pour répondre aux besoins des migrants de retour ainsi que des communautés de retour, d’une manière mutuellement bénéfique, tout en tenant compte des facteurs structurels qui entrent en jeu.

Le suivi et l’évaluation au service d’actions et de politiques fondées sur des éléments factuels revêtent une importance fondamentale pour atteindre cet objectif, ainsi que la complémentarité et la collaboration entre différents services gouvernementaux, organisations internationales, organisations de la société civile et acteurs du secteur privé aux niveaux national et local, essentielles.